Encyclopédie de la peinture chinoise. Les Enseignements du Jardin grand comme un Grain de Moutarde
 
Auteur(s) : Raphaël Petrucci
ISBN :2-906658-53-7
Date de parution :2000-1
Pages :519
Poids :1.622 kg
Dimensions :220x300
Prix :45.00 €
 

Relié. Existe aussi en version brochée.

Le Kiai tseu yuan houa tchouan ou « Les Enseignements de la Peinture du jardin grand comme un grain de moutarde » constitue une véritable Encyclopédie de la Peinture chinoise.
Ce traité fondamental rassemble les plus vieilles lois de l'esthétique extrême-orientale; il recueille les instructions et les exemples des plus grands maîtres sans donner la préférence à une école particulière ni à une époque déterminée. L'abondance des renseignements qu'il apporte, philosophiques, historiques ou techniques en font un instrument de travail de premier ordre. Aussi depuis son apparition, a-t-il été souvent, en Chine même et au japon, réédité ou contrefait. Les raisons qu'il y avait de le traduire et d'ajouter à sa traduction littérale les matériaux accumulés dans les commentaires ou dans les notes, se justifieront sans aucun doute par l'utilité qu'il peut prendre entre les mains de tous ceux, orientalistes ou amateurs d'art, qui s'intéressent à un titre quelconque à la civilisation de l'Extrême-Orient. Mais on y chercherait en vain des indications sur l'histoire de ce livre, sur la façon dont il a été composé; sur la personnalité de ses auteurs. Ils ont laissé parler les textes et le plus souvent c'est le nom d'un maître qui apparaît pour dévoiler les caractères de son inspiration ou de sa technique. Il a donc fallu suppléer à leur silence; suppléer aussi au silence, plus inattendu, des bibliographies chinoises et recueillir, de sources diverses, les renseignements indispensables pour définir la valeur des textes que l'on va lire ou des planches que l'on va étudier.
Une préface de l'édition princeps nous donne des indications suffisantes pour nous permettre de reconstituer les origines du Kiai tseu yuan houa tchouan et de définir le rôle des divers personnages qui y ont collaboré.

RAPHAËL PETRUCCI est mort à Paris le 7 Février 1917. J'ai été chargé par sa veuve de mener à bonne fin ses travaux en cours; le Kiai tseu yuan houa tchouan était entièrement imprimé; des difficultés matérielles dont la guerre a été cause en ont seules retardé la publication jusqu'à maintenant. Ceux qui liront ces pages apprécieront toute l'étendue de la perte que nous avons faite lorsque a disparu, dans la plénitude de sa vigueur intellectuelle le chercheur enthousiaste dont l'érudition étendue, le goût sûr et les hautes vues philosophiques nous ont fait comprendre et aimer l'art de la peinture en Extrême-Orient.-----Ed. CHAVANNES.